En Vie !

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En Vie ! – Corine ALLARD
Un parcours de vie, plein de larmes liées à l’abandon, mais ponctué par la recherche de la présence de Dieu. Guidée par cette espérance qui ne trompe pas, Corine partage son cœur et ouvre son « journal intime ». Un livre de témoignage comme un itinéraire de vie dans lequel on entre avec pudeur et le désir de connaître la suite de l’histoire qui s’ouvre vers la bénédiction et l’espérance.

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Description

Michel et Corine ALLARD

Michel est Québécois. Alors que Michel travaille comme directeur commercial d’une société d’informatique, il fait l’expérience de Jésus vivant et abandonne l’alcool, la drogue et l’infidélité conjugale.
Quand un jour, il se pose la question suivante : « Qu’est-ce que j’entreprendrais si j’avais vraiment la foi en Dieu ? »
Les réponses qu’il trouve le conduisent à abandonner sa profession pour créer le ministère «Plus que Vainqueur» en 1992.
Son style franc et direct, empreint d’humour, captive l’auditeur et l’interpelle à l’action

EN VIE ! Corine ALLARD

Un parcours de vie, plein de larmes liées à l’abandon, mais ponctué par la recherche de la présence de Dieu. Guidée par cette espérance qui ne trompe pas, Corine partage son cœur et ouvre son « journal intime ». Un livre de témoignage comme un itinéraire de vie dans lequel on entre avec pudeur et le désir de connaître la suite de l’histoire qui s’ouvre vers la bénédiction et l’espérance.

De son histoire à son journal intime, Corine se livre sans chercher à paraître !

Extrait :

Aussi loin que je me souvienne….

Au dessus de mon berceau les têtes bien pensantes s’accordaient pour trouver ma ressemblance : « elle est comme mamy »… née le même jour qu’elle, un rayon de soleil, une enfant vraiment facile, avec elle pas de problème… C’est vrai que je me suis bien adaptée à leurs dires, à leurs façons d’agir, aux ordres et aux désirs, avec le sourire, mais aussi loin que je me souvienne, je trouvais la vie injuste, difficile, bruyante et agressive.
Je me « sentais » différente, spéciale, non conforme au monde dans lequel j’évoluais. Je n’étais libre que dans ma tête, là personne ne pouvait venir y lire. J’ai développé un langage intérieur, je me parlais en silence, je m’inventais une vie ailleurs, je sortais de la réalité pour mieux supporter ce que je devais vivre, je me racontais des histoires et je me mettais parfois à y croire !

Je jouais alors les rôles de mes personnages tout en faisant le ménage, car à la maison c’était l’activité principale de ma mère et je ne pouvais y échapper qu’en m’isolant dans mes pensées.
Dès que j’ai su écrire, je trouvais un plaisir particulier à mettre sur le papier ce qui s’accumulait dans mon cœur d’enfant. Je rêvais de publier un livre alors que mes sœurs étudiaient sagement leurs leçons et que mon frère m’attendait pour jouer au tir aux pigeons…

Mon amour pour l’écriture n’a jamais cessé, quand je n’avais plus rien à écrire, je recopiais des chapitres entiers de la Bible, ou des strophes des cantiques que j’appréciais. J’aimais humer l’odeur du papier et laisser glisser ma plume sur cette blancheur immaculée qui m’inspirait au fur et à mesure que l’encre en noircissait les pages. Je trouvais mon plaisir à composer des textes, à faire des rimes, à jouer avec les lettres et à mettre en mots mes maux que j’embrouillais très souvent de chaudes larmes ! Et oui, mes histoires tristes me faisaient pleurer en cachette…. Les cahiers se sont accumulés avec les années et j’ai gardé des traces de tout ce que je ressentais et affrontais, c’est mon journal, ma vie, ma réalité et ma vérité secrète.

Une façon de m’en sortir, de passer à travers, de rester en vie, de m’exprimer pour exister. Ainsi d’aussi longtemps que je me souvienne, tous mes cris sont écrits ! Nous habitions une grande maison pleine de portes enlevées qui permettaient à tous les bruits de se faufiler, à tous les appels d’être entendus, à tous les ordres d’atteindre leurs cibles ! Pour moi c’était difficile à vivre, je ne trouvais que peu d’espace pour mes secrets, je me sentais épiée, surveillée, soupçonnée de ne pas en faire assez. Dès que le bruit de l’aspirateur cessait il fallait vite que je trouve autre chose à faire. De la cave au grenier, il y avait toujours quelque chose à déplacer, à ranger, à nettoyer, à trier, à jeter… il fallait rester inventive pour toujours pouvoir me justifier d’être en train de travailler !

Mon « moi je »…. devait mourir, car « moi je » n’avais pas le droit de rester en train de ne rien faire pour simplement être, exister, lire, écrire ou réfléchir car c’était tromper les exigences de ma mère. Il m’arrivait de mentir avec le sourire, de simuler un malaise pour avoir un peu de paix et de me réfugier aux toilettes pour crier « pitié ! » tandis que la chasse d’eau emportait mon flot de soupirs !
J’ai appris à me dédoubler, à jouer à faire semblant, à faire « comme si », à mettre le voile et des masques, pour plaire et obéir à leurs règles que je n’approuvais pas – mais leur jeu n’était pas drôle. J’étais un mouton qui bêlait dans le troupeau à l’unisson avec tous les autres car je n’avais pas le courage d’exprimer ma différence, ni de remettre en question ouvertement leurs convictions

Mon être intérieur criait mais l’éducation m’obligeait à la soumission. Pour être aimée, appréciée, approuvée, je pliais le genou et intégrais la contrefaçon.

L’amour sous conditions

Comment comprendre l’amour inconditionnel de Dieu quand tout ce que je peux obtenir est conditionnel à tout ce que je dois accomplir ? Il faut faire pour être aimée Il faut, tu dois, pas ci, pas ça, surtout pas là-bas, ni avec eux, la vérité c’est ici et pas là…. Toute faute mérite une sanction, toute interdiction vient de Dieu et toute obéissance plaît à Dieu. La critique est vive et la punition rapide.

Si tu fais, si tu obéis, si tu ….tu seras aimée de Dieu et aussi des autres. Crois et ne discute pas. Pour avoir la paix, tais-toi ! Je réalisais à quel point j’étais fausse en restant adaptée sans oser dénoncer ce que je voyais, ce que j’entendais, ce que je croyais au fond de mon cœur, mais je me sentais incapable de réagir. Je me plongeais avec passion dans la Bible, livre incontournable pour arriver à vivre en faisant plaisir à mes parents, aux autorités religieuses et donc à mon Dieu.

J’aimais vraiment Jésus, sa vie spéciale, sa passion pour les pauvres, les malades, les méprisés ; je trouvais en lui une perfection dans sa façon d’aimer, un idéal qui me faisait rêver. J’imaginais cette vie possible au ciel car ici bas, malgré toutes leurs réflexions, leurs sermons, leurs leçons…. je ne voyais pas Son amour inconditionnel, humble et doux se manifester parmi nous. Je n’ai pas connu la miséricorde, la compassion, l’amour gratuit qui donne sans réclamer son dû. Je n’ai pas rencontré la douceur, la tendresse, la compréhension, le pardon sans punition, l’amour don gratuit… mais cela m’attirait.

Je me suis convertie sans trop avoir le choix, ils m’ont baptisée innocente dans leur croyance. Quelques années plus tard, j’ai donné mon cœur à Jésus et même plusieurs fois de suite tellement j’avais peur d’aller en enfer, peur qu’ils partent tous sans moi, peur d’être punie parce que je ne leur ressemblais pas… je n’entendrai pas le même appel qu’eux, je suis trop différente, trop hypocrite et pas assez dans la norme…

J’avais envie de croire à une vie meilleure, quand ils m’ont dit qu’elle existait ailleurs alors j’ai accepté de prendre ce « laissez-passer » pour le ciel. J’ai dis oui à la croix de Jésus et à sa garantie pour ma vie sauvée dans l’éternité ! Cela me rassurait de croire en la vie éternelle mais cela ne changeait rien a ma vie sur terre. Je suis devenue de plus en plus attirée par cette existence mystique « au ciel ». La mort ne m’effrayait pas, au contraire, elle m’ouvrait la porte d’un paradis sans cri, d’une existence juste, d’une vérité inatteignable ici, d’un amour bon et paisible.

…/…

Au fond de moi, j’espérais pouvoir un jour rendre un homme heureux ! Je voulais réussir là ou tant d’autres proches de moi échouaient lamentablement. J’éprouvais un besoin de venger l’amour bafoué par le mépris et les paroles dévalorisantes que j’observais si souvent. Je voulais prouver qu’une femme a en elle le pouvoir de combler un homme en l’entourant, en l’élevant, en l’honorant, en le respectant… Je voulais prouver que l’amour heureux à deux c’est possible chaque jour dans la complicité et pour toujours. J’étais pleine de convictions, de théories et d’illusions peut être un peu osées par rapport à ce que j’espérais vivre dans ma relation conjugale.

…/…

Il est venu faire sa demande en mariage selon les bons usages au domicile de mes parents, élégant dans son costard -cravate il rentra au salon parler avec papa et maman tandis que moi j’attendais seule dans le couloir ! Une fois l’affaire conclue, ils sont venus me chercher, nous avons eu droit a un moment de prière puis de recommandations solennelles.

« J’ai quitté mon pays, j’ai quitté ma parenté, j’ai quitté mes collègues et amies …

Il m’a demandé de brûler mes cahiers parce que c’était du passé et qu’il n’en a pas fait partie,
Il m’a promis une nouvelle histoire dont il serai le héros principal, je l’ai cru sur parole,
Il m’a présenté des amis qui deviendrai très vite les miens c’était vrai sauf pour certaines,
Il m’a imposé ses goûts, ses idées, ses atouts, ses principes que j’allais souvent apprécier,
Il m’a recommandé ses manières de vivre que je cautionnerai toujours pour la paix,
Il m’a fait comprendre qu’il avait le droit d’avoir son jardin secret dont il gardait la clef,
Il m’a convaincu que l’on s’entendrait très bien tant que je le laisserai parler,
Il m’a demandé de lui faire entière confiance, il savait financer ses projets,
Il m’a suggéré de ne pas trop parler de notre vie privée devant nos invités,
Il m’a gâté parce que je lui accordais mes pardons à répétitions sans voir de repentance,
Il m’a aussi offert de belles vacances avec les enfants tandis qu’il avait à travailler de son côté. »

De son histoire à son journal intime, Corine se livre sans chercher à paraître !

Information complémentaire

Auteur

Allard C

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