Je t’ai cherché, tu m’as trouvée

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JE T’AI CHERCHE, TU M’AS TROUVE

Après avoir appris et enseigné le yoga dans le Sud de la France dans le cadre d’une association qu’elle avait créée, Monique Gilbert a soudain pris conscience que sa
recherche spirituelle était mal orientée et qu’il lui fallait retourner au Dieu de son enfance.

L ’itinéraire de sa vie, du yoga à Jésus-Christ vient nous éclairer sur les séductions de ces pratiques orientales.

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Description

Je t’ai cherché, tu m’as trouvé

Monique GIBERT

Je décide d’aller voir les tibétains en France. Un ami me parle d’un centre de méditation bouddhiste en Isère. J’ai toujours ce même sentiment qu’il me manque quelque chose.
Je ne recherche pas ces différentes pratiques étrangères mais elles viennent à moi présentées par plusieurs personnes ; elles ont sur moi un effet de séduction, je veux me rendre compte par moi-même.
Ce “monastère tibétain” est situé là-haut, sur les montagnes du Vercors, installé dans une vieille ferme,complètement isolée.

Un vieux lama, chassé du Tibet par les forces chinoises, vient d’arriver de l’Inde. De la même façon, beaucoup de lamas tibétains se sont réfugiés dans plusieurs régions de France.
Certaines personnes, en quête de spiritualité, sont allées à leur recherche en Orient, les ont fait venir dans notre pays ou ailleurs en Occident. Ils leur ont fait don de propriétés, de châteaux, et d’autres lieux propices à l’enseignement.

A cette époque le monastère est à son début, sans trop de confort. Je suis étonnée, avec les amis qui m’accompagnent, de ce côté pour le moins rustique. Le lama nous accueille en riant, enveloppé de ses grands et vieux habits usés, de couleur bordeaux, que portent toujours les moines du Tibet. Il met à chacun un cordon rouge autour du cou et parle dans un dialecte incompréhensible et très drôle avec des tonalités très basses et puissantes.
Un jeune français fait la traduction.

J’ai encore la curieuse impression de ne pas être chez moi, l’impression de vivre un voyage insolite, et pourtant j’y reviendrai plusieurs fois.

Les cérémonies ont lieu dans une grande pièce de cette ancienne ferme de montagne. L’odeur d’un encens rustique et des lampions, est suffocante, mais bien en harmonie avec l’ensemble du lieu. Nous nous asseyons sur des coussins posés à même le sol, recouvert de tapis aux couleurs chatoyantes, rapportés du Tibet. Les habitués de ce centre tibétain boivent pendant leur rituel, du thé salé au beurre rance, boisson traditionnelle des tibétains. Je suis tout yeux et toute oreille.
Les “mantra”, résonnent, enveloppent le temple, cela dure longtemps et leur cérémonie terminée, ils nous invitent à sortir.

Enfin à l’air libre, je réalise tout juste ce que je viens de vivre. Je me frotte les yeux, j’ai besoin de marcher, presque de courir, pour me réhabituer à l’instant présent. J’ai envie de rire et parfois je prends des fous rires, libérateurs.

Certains grands lamas, venant de la province du Bhoutan, rendent visite à leurs confrères.
Nous sommes invités et apprenons qu’ils ont de grands pouvoirs ! Toujours aussi curieusement, mais peut-être prisonniers de cette situation, nous participons à ces nouveaux rituels.

Séduction, encore séduction, pièges pour attirer ceux qui sont en recherche de nouvelles spiritualités.
Notre association les invite, pour enseigner les bases du bouddhisme tibétain. Cela se passe chez moi, dans le lieu de stage de l’association. J’ai quelques réticences, mais j’accepte tout de même sous la pression des amis.
Je vais à une conférence publique en Avignon, tenue par un grand lama tout droit venu de l’Inde. A la fin de la conférence il
nous invite à poser des questions.
Je lui demande donc “Qu’est ce que Dieu pour vous ?”
“Nous n’avons pas de notion de dieu” me répond-t-il.
“Que pensez vous alors de la création, du commencement et de la fin ?”
Sa réponse résonne “Je ne peux pas vous répondre aujourd’hui”.
Je pose cette même question à une autre autorité du bouddhisme tibétain, il me donne la même réponse, ajoutant d’un ton dégagé “On verra plus tard”.
Je ne suis toujours pas satisfaite. Plusieurs grands lamas parlent de Jésus, ce qui peut faire croire qu’ils s’intéressent à
notre religion, du moins c’est ce qui transparaît de leurs discours.

J’assiste à un grand rituel de plusieurs jours, dans le nord-ouest de la France, avec un des plus grands maîtres de cette lignée. Il déclare : “le christianisme est la plus grande des religions ; gardez votre religion, venez chez nous apprendre notre philosophie, les deux se complètent”.
Et, aveuglés, nous en concluons “Ils sont tout de même forts, ils font des concessions, ils sont tolérants”.
Encore la séduction !
Je me pose toujours des questions et je m’interroge sur le sens de la vie. Je cherche et je ne trouve pas la vraie réponse, même chez les tibétains, qui en apparence savent beaucoup de choses.

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Auteur

Gibert

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