Notre Père Abraham

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NOTRE PÈRE ABRAHAM – Marwin WILSON
Les racines juives de la foi chrétienne
Une vision exceptionnelle de nos racines spirituelles. Un livre fascinant qui ouvre des perspectives nouvelles et positives en ce qui concerne les relations entre Juifs et chrétiens. Un défi théologique qui demande aux chrétiens de tous horizons de réformer 2 000 ans d’histoire d’incompréhension et de mauvaise interprétation de nos origines.

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Description

Marvin R.Wilson

NOTRE PÈRE ABRAHAM

Les racines juives de la foi chrétienne

Une vision exceptionnelle de nos racines spirituelles

Un livre fascinant qui ouvre des perspectives nouvelles et positives en ce qui concerne les relations entre Juifs et chrétiens. Un défi théologique qui demande aux chrétiens de
tous horizons de réformer 2 000 ans d’histoire d’incompréhension et de mauvaises interprétation de nos origines.

Marvin R.Wilson,maître incontesté des relations judéo-chrétiennes, professeur d’études bibliques et théologiques, a su décrire d’une façon claire et précise ce que cela signifie aujourd’hui pour l’Eglise de faire partie de la famille spirituelle d’Abraham.

Extrait :

Lorsqu’on dit aux chrétiens non juifs qu’il faut retourner aux racines juives du christianisme de l’église primitive, certains protestent car ils pensent que c’est un retour au judaïsme, chose que Paul combattait tant.

A l’époque biblique, les partisans du judaïsme étaient des païens convertis qui suivaient les pratiques et coutumes religieuses du judaïsme. Regardons de plus près cette affirmation ainsi que ses implications.

La diversité parmi les premiers croyants

Il existait parmi les premiers croyants des opinions différentes sur la relation entre la Loi juive et les croyants d’origine païenne. Quelques uns des premiers croyants s’en tenaient à l’antinomianisme (littéralement : “contre toute forme de Loi”). Mais dans le livre des Romains principalement, Paul s’oppose à l’idée qu’une personne, s’étant approchée de Dieu par la foi, soit dégagée de la Loi et libre de vivre comme elle l’entend. D’autres chrétiens d’origine païenne adhéraient au code moral du judaïsme mais n’étaient liés par aucun cérémoniel. Ces chrétiens étaient surtout influencés par les juifs hellénistes de la Diaspora qui parlaient grec, et avaient un état d’esprit plus libéral et plus convaincant. Un troisième groupe de l’église de Jérusalem, plus strict encore, semble avoir gardé tout l’enseignement de la loi, excepté la circoncision. Mais en ce qui concerne l’application de la Loi juive, le groupe le plus strict des chrétiens d’origine païenne étaient ceux que l’on appelait les partisans du judaïsme. Indiscutablement influencés par le parti des Pharisiens, ces Gentils se soumettaient à toute la Loi, y compris la circoncision (cf. Actes 15 :5)… Libre et non enchaîné

De nos jours, c’est une chose totalement différente pour un non juif de se soumettre à halakhah (la Loi juive), c’est-à-dire d’observer certains rituels, cérémonies ou coutumes. Par exemple, quelqu’un peut se sentir contraint ou obligé d’observer le Shabbat, des règles de diététiques ou même de se circoncire, pensant que c’est une nécessité de la vie chrétienne. Mais l’église primitive n’a jamais imposé aucune de ces pratiques rituelles aux non juifs. Ainsi, si un non juif se sent obligé d’observer certaines coutumes juives, on peut l’interpréter comme une mise en pratique de la judaïsation.

C’est vraiment autre chose cependant, d’être un chrétien libre et de ne pas se soumettre au “joug de l’esclavage” (Gal.5:1) même si l’on observe quelques unes des habitudes juives. Par exemple, on ne peut parler de judaïsation lorsqu’un non juif adopte un style de vie et des valeurs morales, éthiques, sociales, spirituelles de préférence influencées par la pensée hébraïque. Un non juif peut aussi volontairement choisir d’observer certaines fêtes ou célébrations qui sont à la fois juives et enracinées dans les Écritures.
Ces pratiques ne peuvent pas être considérées comme la judaïsation ; il faut en effet faire la différence entre le fait de suivre une coutume significative et le fait d’être lié par les exigences de cette coutume.
Adressons-nous maintenant à ceux qui, dans l’Eglise d’aujourd’hui, sont concernés par les dangers de la judaïsation, après mille neuf cents ans de déjudaïsation et posons-leur ces questions : peut-on parler de judaïsation lorsqu’on cherche à rétablir certains aspects du contexte juif du Nouveau Testament et de l’Eglise primitive du premier siècle ?
Peut-on aussi parler de judaïsation lorsqu’on examine la vie et les enseignements de Jésus d’un point de vue juif ?
Peut-on parler de judaïsation lorsqu’on cherche à s’épanouir en ayant une vision de Dieu et de son prochain fondée sur les enseignements des prophètes hébreux ?
Peut-on parler de judaïsation si on est sensible aux célébrations juives dans la louange, la musique, et la façon de fêter certains événements spéciaux de la vie ?
Peut-on enfin parler de judaïsation si on trouve dans l’Israël d’aujourd’hui (peuple et pays) ce que l’on a toujours recherché, un véritable musée exposant toute sa connaissance spirituelle et historique?
La réponse à ces questions est un “non” catégorique!

La judaïsation à l’époque de la Bible

La Bible elle-même ne dit pas grand-chose à propos de la judaïsation. La seule référence dans l’Ancien Testament se trouve dans Esther 8 :17. Là, le verbe hébreu yahad, signifiant “devenir juif” ou “se dire juif”, est utilisé pour désigner les Gentils de Perse qui avaient adopté les coutumes juives par crainte du décret d’Esther qui permettait aux juifs de se venger de leurs ennemis (Est.8:13).

La Septante (ancienne traduction grecque autorisée des Écritures hébreux) utilise dans ce passage le terme Ioudaíz, qui signifie “judaïser” et montre qu’ils se sont même circoncis, ce qui normalement impliquait une conversion totale. Il se peut tout simplement qu’ils soient devenus juifs pour sauver leurs vies en s’identifiant à la cause juive.

Dans le Nouveau Testament, le verbe Ioudaíz (“vivre comme les juifs” ou dans d’autres versions “suivre les coutumes juives”) est seulement utilisé dans Galates 2:14… De plus, avec la venue de Jésus de Nazareth et la nouvelle alliance mise en marche par sa mort, les rituels et les cérémonies de la Loi Mosaïque n’étaient plus obligatoires. Cependant, ils auraient pu avoir une valeur spirituelle pour les chrétiens d’origine païenne car, même s’ils n’étaient pas obligatoires dans la relation avec Dieu, ils pouvaient les aider à comprendre leur foi comme il faut. Mais il faut redire que ces lois n’étaient ni imposées ni exigées ; elles étaient plutôt l’ombre des choses à venir. Les chrétiens étaient donc dégagés de tout règlement et cérémoniel juif (Actes 15 :19 ; Gal.4 :3 ; 5 :1).

Information complémentaire

Auteur

Wilson

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